Les décrets relatifs au développement professionnel continu (DPC) des
professionnels de santé ont été publiés au Journal Officiel ce matin.
Xavier Bertrand, Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, et Nora Berra, Secrétaire d’Etat chargée de la santé, rappellent qu’il s’agit d’une réforme majeure de la formation des professionnels de santé, et notamment des médecins, et que la mise à jour des connaissances est un facteur essentiel de la qualité des soins.
Xavier Bertrand, Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, et Nora Berra, Secrétaire d’Etat chargée de la santé, rappellent qu’il s’agit d’une réforme majeure de la formation des professionnels de santé, et notamment des médecins, et que la mise à jour des connaissances est un facteur essentiel de la qualité des soins.
Fruit d’une très vaste concertation, ces décrets d’application de la loi
hôpital, patients, santé et territoires (HPST) de 2009 prennent en compte les
apports des Assises du Médicament, traduits dans la loi relative au renforcement
de la sécurité sanitaire du médicament et des produits de santé et dans la LFSS
2012 : obligation annuelle de formation, indépendance de la formation vis-à-vis
des industries de santé, renforcement des budgets de formation des médecins
grâce à une taxe sur le chiffre d’affaire de l’industrie pharmaceutique.
Grâce à cette réforme, les professionnels de santé bénéficieront d’une offre
de formation plus variée et mieux adaptée à leur exercice, à leurs préférences,
à leurs besoins. En effet, l’amélioration des pratiques médicales et soignantes
ne passe pas uniquement par de la formation traditionnelle ou magistrale, mais
aussi par l’évaluation des pratiques professionnelles : le DPC allie ces deux
dimensions.
Pour garantir des programmes de DPC de qualité, les décrets prévoient que les
organismes de DPC soient évalués par une commission scientifique indépendante,
composée de professionnels de santé astreints à des obligations strictes en
matière de liens d’intérêt. Les méthodes pédagogiques seront-elles mêmes
éprouvées, et les organismes de DPC devront être indépendants des industries de
santé.
Enfin, le DPC va permettre de décloisonner la formation, et permettre à des
professionnels de métiers ou de mode d’exercice différents, de se retrouver pour
se former et évaluer leurs pratiques professionnelles ensemble. C’est une chance
pour améliorer la coordination des pratiques et la fluidité des parcours de
soins.
Xavier BERTRAND et Nora BERRA soulignent que le DPC constitue une meilleure
réponse aux besoins de formation des professionnels de santé, exerçant en ville
et à l’hôpital. C’est la garantie pour les patients et les professionnels de
santé d’une formation indépendante, de haut niveau scientifique, et de
qualité.

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