jeudi 26 janvier 2012

Réforme de la biologie médicale : Les principales dispositions

La proposition de loi Boyer-Préel, qui est actuellement à l'examen sur les bancs de l'Assemblée nationale, a vocation à "protéger les biologistes médicaux français du risque de "financiarisation" de leur profession", selon l'exposé des motifs. 

Anne Le Pennec, de l'agence HOSPIMEDIA, nous rappelle que "le projet de loi pose le principe de l'interdiction des ristournes, exception faite des cas de coopération entre établissements de santé, réaffirmant ainsi le caractère médical des actes de biologie soumis aux seuls tarifs fixés par la nomenclature". 

HOSPIMEDIA nous apprend qu'en matière d'accréditation des laboratoires hospitaliers et privés, la proposition de loi prévoit un assouplissement qui se traduit par le report des dates butoirs à 2014 et 2018 au lieu de 2013 et 2016 comme prévu initialement et des exigences à satisfaire portant non pas sur l'intégralité mais sur 80% de l’activité du laboratoire. 

En outre, le recrutement dans les services hospitaliers de biologie de médecins et de pharmaciens non titulaires du Diplôme d’enseignement spécialisé (DES) de biologie mais justifiant de trois années d’exercice dans un laboratoire de biologie médicale deviendrait possible, contrairement à ce que stipule la version initiale de l’ordonnance parue le 15 janvier 2010. Concernant ces nominations, la commission nationale permanente aurait un avis consultatif. 

Le texte introduit en outre des modifications relatives aux lieux de prélèvements pour intégrer les cabinets infirmiers ainsi que la possibilité de créer des Sociétés de participations financières de professions libérales (SPFPL) de biologistes. Sujet également sensible, la proposition de loi intègre une disposition destinée à bloquer la progression des investisseurs financiers sur le marché de la biologie privée. 

Source : HOSPIMEDIA

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